samedi 25 août 2007

ROCK EN SEINE ACT 1 - putain putain, il fait presque beau !!!


Hier première journée à Rock En Seine. Après négociations, j'obtiens une autorisation de départ du bureau plus tôt que l'habituel 21h. Direction St Cloud pour récupérer mon pass pro (mouaaahhhh eh oui, quand on bosse dans la musique, on se doit de grater son pass pour rock en seine). Et alors que tout le monde, la veille, y allait de son pronostic à la mort moi le genou dy style "ah il fera enfin beau...", mes pauvres chaussures témoignent encore une fois des taquineries que la météo et les conditions climatiques nous font subir depuis maintenant trop longtemps.

On est arrivé juste pour Mogwaï sur la Grande Scène. Drôle d'idée de caler les Ecossais en plein après midi, ce qui ne les empêche pas de servir un excellent set, piochant dans tous leurs albums quelques uns de leurs meilleurs titres, éxecutés avec la maestria à laquelle ils nous ont habitué.

Albert Hammond Jr étant décalé à dimanche, on prend son temps pour se diriger vers la scène de la Cascade où Biffy Clyro termine de s'installer. Le groupe balance un set carré, avec des morceaux issus surtout de leur dernière pépite studio Puzzle. Biffy Clyro joue fort et précis. Si leur compatriotes de Mogwaï savent contenir leurs émotions sur scène, il en va autrement pour ces trois là qui s'éxcitent, se tordent et expulsent un rock à la fois couillu et mélodieux.

On passe quelques temps voir l'Emilie jolie. La jeune française charme le public autant par son joli minois que par son savant mélange de pop et d'électro qui prend en live une toute autre gueule que sur ses productions studios. Mais on ne traîne pas trop, car le meilleur reste encore à venir.

Embourbé dans les allées qui prennent des allures de tranchées, on entend déjà les Hives avant d'apercevoir la Grande Scène. Les 5 Suédois ont une méchante patate et balancent la sauce à toute bourre. Le chanteur Pelle pense à rappeler régulièrement le nom de son groupe (à peu près 102 fois durant le concert) et passe le reste de son temps à aller et venir dans tous les coins de la scène, faisant de régulières incursions pour titiller une foule qui aura pris le temps avant de commencer à se bouger pour de vrai. Le groupe joue pied au plancher, tous dans leurs costards de mafieux noirs et blancs. On voit mal qui pourrait faire concurence aux Hives pour le prix de la dégaine la plus cool du rock & roll. Les titres, anciens et nouveaux, sont autant de grosses claques dans la tronche et on ne peut qu'en redemander quand Pelle et ses amis mangeurs de Krisprolls quittent la scène une heure après y être monté.

2 Many DJs attire la grande peuplade. Mouais, on termine gentiment sa troisième pinte avant de tenter le défi sandwich. Perdu. Une fois le chili hot dog mis hors d'état de nuire dans la première poubelle venue, on se retape le chemin jusqu'à la Grande Scène pour finir la soirée avec Arcad Fire.

Tout le monde attendait les Canadiens avec impatience, ayant encore en mémoire leur excellente performance ici même, deux ans plus tôt. Un gros problème de son viendra malheureusement brider l'éclat de la ribanbelle qui s'agite sur la scène. Si bien qu'il faut presque le silence complet pour pouvoir savourer les virtuosités de Win, Régine et leurs comparses.

Après une petit passage par la tente VIP pour grater un peu de victuailles, on récupère les potes éparpillés au fil de la journée et on se rentre tranquillement en taxi, sentant bien que nos pompes pleines de boue dégueulasses ne sont pas du goût du chauffeur qui craint pour l'intégrité de ses sièges en peau de marsouin retourné.

La suite demain.

0 commentaires: